Retrait du DC8 Samaritan

L’adieu de Samaritan’s Purse au FG

 

Le 14 novembre 2025, l’association Samaritan’s Purse organisait une cérémonie d’adieu au DC-8-72 CF  N° 46013,  à présent immatriculé N782SP, ex F-RAFG de l’Esterel.

Ils rendaient un dernier hommage à l’appareil qui, depuis plus de dix ans a transporté de l’aide partout sur la planète, en effectuant  217 missions et apportant plus de 4,5 million de tonnes de fret humanitaire

 

Sorti de chaîne le 24 décembre 1968, acheté par Finnair, il a fait près de 44 000 heures de vol à l’Esterel, puis après un séjour à Chateaudun, a été acheté par Air Transport International. Il a alors été mis en oeuvre dans le cadre de la « Civilian Reserve Air Fleet » (Flotte aérienne de la réserve civile) pour transporter personnel et fret militaire, en version 10 palettes et 32 passagers.

Il a ensuite été parqué au Roswell International Air Center dans le désert du Nouveau Mexique en attente de démembrement et destruction.

Son démontage est planifié quand, en 2014, lors de la crise de la fièvre Ebola,  Franklin Graham, le président de Samaritan’s Purse, constatant l’impossibilité de louer un appareil cargo, décidait d’acheter un DC-8 : c’est reparti pour lui.

 

Après une révision complète, il est certifié par la FAA en 2016 et part, moins de 24 heures plus tard, en Équateur, transporter les médecins et infirmières d’un hôpital de campagne pour porter secours aux victimes d’un tremblement de terre de magnitude 7.8.

 

En pour dernière mission, le 24 juillet 2025, il a quitté précipitamment le meeting international d’Oshkosh, où il était exposé depuis deux jours, pour aller apporter de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza. Pour cette mission il a fait sept aller-retour entre Greensboro et Tel Aviv en deux mois.

 

L’ex FG a fait près de 99 000 heures de vol et approchait la limite technique de cent mille heures. Une extension de cette limite aurait été trop coûteuse et n’a pas été décidée.

 

Les équipages de Samaritan’s l’appelaient « The mighty DC-8 », il faisaient leur fierté, le plaisir des spotters et de ceux qui, à l’occasion d’une escale, avaient la chance de monter à bord.

 

Une maxime de leur témoignage exprime ce qui restera dans leur coeur : « Ce qui compte n’est pas d’où tu viens mais ce que tu fais. »  Et ce DC-8 a apporté beaucoup de soulagement aux quatre coins du monde, beaucoup de plaisir à ceux qui l’ont utilisé.

 

Tous, et moi en premier, le voient sarrêter avec une tristesse mêlée de remerciements pour tous les souvenirs qui continueront à vivre dans leur coeur.